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Sideral Rock

Mis en ligne le 16 novembre 2006

Rédacteur(s) : Patrick S. Vast


Il y a quelques semaines, j’avais chroniqué un phénomène des années 60 : le groupe instrumental suédois, The Spotnicks.

Je suis de retour avec ce petit article où il est encore question de rock et de science-fiction. Je reviens tout d’abord sur les Spotnicks, pour rappeler qu’en mariant rock instrumental et électronique, ils avaient produit un son tout à fait « sidéral », servi par un look très conquête spatiale années 60.

Et l’on n’en resta pas là, car le 11 juillet 1962, de Cap Canaveral en Floride, fut lancé le satellite Telstar1. Il n’en fallut pas plus pour que soit composé un hymne relatant l’événement. Et ce furent les Tornados, un groupe de cinq jeunes Britanniques, qui se chargèrent d’assurer un succès planétaire au morceau en question, porté par l’orgue de Roger Lavern, dont le son n’était pas sans évoquer les fêtes foraines, les ducasses comme on dit dans le Nord de la France et en Belgique.

Une dizaine d’années plus tard, ce fut d’un tout autre son dont il fut question, quand apparut le groupe Hawkwind et son hard-rock spatial. Ces véritables garants de ce que l’on pourrait à juste titre appeler le space opera rock, sur une musique très métal, déclamaient des textes interstellaires dans une mise en scène intergalactique. « Silver machine », leur morceau de bravoure est à lui seul tout un programme…spatial, bien évidemment.

Dans un registre plus calme et plus planant, Pink Floyd ne fut pas en reste. Dans la nuit du 20 au 21 juillet 1969, Neil Armstrong fut le premier homme à poser le pied sur la Lune. Mais cela ne suffit pas bien sûr pour que cet astre n’ait plus aucun secret pour les Terriens, car quatre ans plus tard, Pink Floyd sortit « The dark side of the moon », « Le côté sombre de la lune ». Et deux ans plus tard, le groupe produisait « Whish you were here », avec en photo de pochette, deux mains de robots qui se serraient.

Et de robots, il en fut justement question avec le groupe allemand Kraftwerk. Ce terme signifie, « la centrale électrique ». Mais avec ce groupe à géométrie variable : tantôt deux membres, tantôt quatre, c’est tout un univers de science-fiction qui défila sur les scènes du monde entier. Et le spectacle n’en était que plus impressionnant, du fait qu’ils se présentaient au public sous la forme de parfaits robots humanoïdes, interprétant un rock répétitif, précurseur de la techno actuelle.

On le voit bien, la science-fiction a souvent fait bon ménage avec le rock qu’il soit kitsch, hard, planant ou encore technologique. D’ailleurs, je dois rappeler que Gene Vincent, le rocker qui chantait en cuir noir « Be bop a lula », est apparu en 1962 à la BBC en cuir blanc, pour chanter « Spaceship to Mars ».

En tout cas, pour l’heure, ne le prenez pas ce vaisseau pour Mars, mais restez sur Terre pour éventuellement vous procurer ces disques, de préférence en version vinyle, afin que soit bien restitué le son sidéral d’époque.

Novembre 2006


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