Phénix-Mag
Phénix

Phénix-Web

Le site du magazine qui renait de ses cendres !

Vous êtes ici : Accueil > Cinéma > Critiques > Apocalypto

Apocalypto

Mis en ligne le 17 janvier 2007

Rédacteur(s) : Freddy François

Quand un réalisateur est devenu la bête noire de toute une « élite » qui se croit au-dessus de tout, alors ce fameux réalisateur aura beau faire des pieds et des mains, il sera banni du clan des têtes pensantes.

C’est ce qui est arrivé à Mel Gibson.

Sa Passion du Christ a fait tellement couler d’encre concernant sa façon d’analyser le dernier jour de Jésus qu’il se voit affublé automatiquement des qualificatifs les plus odieux pour chaque film qu’il fait et qu’il fera.

J’ai vu La Passion du Christ et c’est vrai qu’il est d’une violence inouïe. Quant à dire qu’il dénonce les Juifs pour avoir donné Jésus, ça, par contre, c’est l’idée personnelle de Mel et, jusqu’à preuve du contraire, il est libre de donner son opinion.

Dans ce contexte où Mel a fait la nique à la haute société, car son film a plus que bien marché au box-office, il était clair que son film suivant serait crucifié (je sais, facile comme jeu de mots) avant même qu’il ne soit sorti sur les écrans.

Apocalypto n’a pas été épargné. Les qualificatifs de film le plus horrible de l’histoire du cinéma, de violences gratuites, etc. ont fusé presque aussitôt après son annonce. Ils regardent que les feux de l’amour ou quoi ?

Alors, avec cette idée en tête, j’appréhendais un peu ce film, mais je me suis décidé à m’installer dans un fauteuil. Un lundi après-midi, lorsqu’il n’y a presque personne et pour éviter au maximum les bruits tels que les téléphones mobiles et les sachets que l’on ouvre. (Si un jour quelqu’un pouvait inventer un sachet qui ne fait pas de bruit, celui-là, je l’embrasserais volontiers. Comment ça, non, merci ! Ah merci, ça fait plaisir tiens !) Je ne suis pourtant pas ce que l’on pourrait nommer une âme sensible, mais je me suis préparé à des scènes horribles.

Et surprise agréable, alors que je m’attendais à de la tripaille pendant deux heures, j’ai suivi un excellent film d’aventures.

Une tribu vit ses jours paisiblement au beau milieu de la forêt.
Quand soudain, un autre clan les attaque et les fait prisonniers pour les amener dans leur village afin de les sacrifier aux dieux.
Alors que notre héros est prêt à subir les outrages des sorciers, une éclipse solaire le sauve in extremis.
S’ensuit alors une poursuite mémorable entre notre héros et une bande de guerriers pas contents du tout qu’il en réchappe.
Les scènes d’actions se succèdent à une vitesse effrénée et j’ai été cloué sur mon fauteuil par l’intensité des personnages.

Mel Gibson manie la caméra et ses acteurs avec une facilité déconcertante.
Il est vrai qu’il y a de la violence dans ce film, mais on est loin de La Passion du Christ.
On est juste au niveau du film épique du style Braveheart ou encore Rob Roy. Violent, mais pas saignant.

J’aurais dû percuter en constatant l’interdiction. Juste au moins de douze ans. À ce niveau, la censure ne s’est pas trompée. C’est justifié.

Les acteurs sont criants de vérité et je pense que l’on reparlera d’eux d’ici peu.
On est sur fond historique avec la civilisation maya vivant ses derniers jours. Qui sacrifie à tour de bras pour tenter d’enrayer la maladie qui ronge le peuple. Un peuple qui court à sa propre perte. Plus les sorciers tuent, plus les morts en putréfaction sèment la maladie. Et plus la maladie se répand et plus ils tuent pour honorer leur dieu. Comme un chien qui court après sa queue. Mais ce n’est pas ce qu’ont toujours fait les civilisations. Courir après leur propre perte ?

Forum

Mentions légales - Contacts

Conception par Miss Mopi - Noyauté par SPIP - Généreusement hébergé par Skoazell Multimédia (Merci!!!)